1. Rêve d'une nuit

1. Rêve d'une nuit
"La nuit, on imagine ce qu'on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l'imagination pâlit. La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit."
Robert Choquette



Lucie éteignit sa lampe de chevet et regarda par la fenetre. Dehors, le ciel était obscur, les étoiles brillaient sur la voûte céleste, tandis que la lune semblait sourire au monde entier. Une vague d'amertume et de tristesse envahit la chambre de Lucie. Elle ne savait plus à quoi s'en tenir, qui était-elle ? A quoi devait-elle s'attendre ? A une vie en rose, le bonheur absolu, l'amour intense ? Absolument pas ! Elle aurait pu inventer toute une vie dans son sommeil, mais qu'adviendrait-il de ses rêves le jour ? Déception et regret, voilà ce qu'elle aurait ressenti.
Elle se mit sous sa couette rose, et ferma les yeux pour écouter le silence. Elle aurait tout donné pour se retrouver dans un champs de blé doré au soleil, à ce moment même. Rien de mieux qu'un rayon de soleil parmi le parfum des blés.
Elle écouta encore plus intensément le silence qui régnait.
Et s'endormit. Un instant d'inexistance. Suivi des plus beaux songes qu'une enfant pure peut réaliser. Elle s'adonna aux plaisirs des jeux, à la construction de palais argentés, à un mariage blanc et rose, à la vision d'un océan bleu turquoise.

Elle ouvrit les yeux. Décidément, les nuits d'un être humain sont magiques. Lucie poussa un long soupir, face à la longue journée qui s'annonçait, et se leva d'un bond.


# Posté le jeudi 19 juin 2008 05:32

Modifié le jeudi 19 juin 2008 08:44

2. La fraîcheur du matin

2. La fraîcheur du matin
"En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux."
Marc-Aurèle



Quand Lucie se réveilla ce matin-là, elle sentit que la fraîcheur de l'aube l'enlaçait telle une vague légère et agréable. Elle longea du regard les oiseaux qui chantaient au dehors, et le soleil qui se levait, paressant sous le ciel bleu clair. Elle se leva, ouvrit la fenêtre et respira l'air frais du matin. Elle avait l'impression de revivre sous l'effet de cette brise matinale. Joyeuse, elle descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine en pyjama. Elle se surprit à vouloir danser, chanter et crier au monde qu'elle vivait, de tout son être, et qu'il lui fallait bien peu pour être heureuse.
Tout à coup, elle voulut sortir de chez elle pour aller contempler le paysage. Elle remonta en flèche, s'habilla en vitesse, trébuchant à chaque seconde, redescendit en trombe et sortit de la maison. Oui, elle était bien, mieux que hier soir, sans doute grâce au soleil, ou bien tout simplement au fait que la nuit apporte paresse, tristesse et mélancolie...


# Posté le jeudi 19 juin 2008 08:40

3. En plein milieu de journée

3. En plein milieu de journée
"Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux."
William Arthur Ward


Ah ! que le soleil est bon , il réchauffe si bien ! Et elle se baladait en silence dans les rues de Paris, ayant pour compagne la chaleur de midi. Aujourd'hui, elle s'était habillée en hâte, mais ça, nous le savons déjà. Elle avait enfilé un tee-shirt rose et une jupe jean, juste avant de sortir en trombe de chez elle.
Elle déambula paresseusement dans les plus beaux quartiers en pensant à l'amour. Le temps se refroidit, les nuages apparurent, mais elle gardait sa joie de vivre.
Ca aurait été vraiment mieux si elle avait eu un petit copain avec elle, en ce moment même. Malheureusement elle n'en a pas. Mais à quoi bon s'en soucier maintenant ? Elle ne voulait pas être triste, comme au coucher du soleil, et au commencement de la nuit.
Elle marchait d'un pas assuré, et s'apprêtait à tourner au coin d'une rue lorsqu'elle percuta de plein fouet un jeune homme immense. Elle n'eut pas le temps de le regarder tout d'abord, tout se passa très vite, mais ensuite il s'excusa, alors elle put croiser une paire d'yeux verts magnifiques. Elle n'écoutait plus les excuses. Elle ne faisait que contempler le charme et la beauté de ses traits.
A un moment, plus rien ne se passa. Il ne parlait plus, elle ne regardait plus. Il s'en alla, la laissant rouge de confusion.
"Que je suis idiote, pensa -t-elle, je ne lui ai rien dit, je suis restée là, plantée comme une souche !"
Et oui, elle était bien tombée sous son charme. Malgré cet incident, elle reprit sa bonne humeur, car elle se dit qu'après tout, ce n'était qu'un étranger qu'elle ne reverrait plus...

# Posté le vendredi 20 juin 2008 13:08

Modifié le vendredi 20 juin 2008 13:25